Un coup d'œil au Code civil allemand (article 90a du BGB) révèle un paradoxe juridique : „ Les animaux ne sont pas des biens. “ Mais dans la foulée, la loi précise que les dispositions applicables aux biens leur sont applicables par analogie.
Par le passé, ce contexte juridique a parfois conduit à un raccourci mental fatal : si, en cas de demande de dommages-intérêts – par exemple en cas d’infection postopératoire –, un animal est souvent encore traité comme un bien matériel endommagé, pourquoi faudrait-il alors consacrer autant d’efforts à l’hygiène du cabinet vétérinaire que dans un bloc opératoire de médecine humaine ? Pour un „ objet “, ne suffit-il pas de simplement brosser soigneusement les instruments chirurgicaux sous le robinet après utilisation ?
Cette idée fausse selon laquelle il s'agit d'une „ affaire “ représente aujourd'hui un risque considérable en matière de responsabilité et de réputation. Quiconque cherche à faire des économies sur la stérilisation des instruments méconnaît la réalité actuelle. Premièrement, la jurisprudence a évolué depuis longtemps : aujourd’hui, en cas de faute médicale, les tribunaux accordent aux propriétaires d’animaux des dommages-intérêts (par exemple pour des traitements de suivi coûteux en cas de septicémie) qui dépassent largement la simple „ valeur d’achat “ de l’animal. Pour son propriétaire, un animal est un membre de la famille, et non un objet utilitaire remplaçable.




